Velly     Jean-Michel Mathieux-Marie
 
 

La pointe sèche jamais n’abolira le nuage


Claude Bouret


(extraits)


La pointe sèche peut se prêter aux outrances de l'agression et de la transgression ; elle peut servir de prétexte aux sabreurs de cuivre, aux enragés du graffiti, aux exhibitionnistes de la blessure saignante ! Mathieux-Marie, lui, se situe aux antipodes de la gesticulation barbare ou baroque ; son tempérament rêveur et sa maîtrise du métier le conduisent vers les sentiers de la douceur, de la patience, de la probité aussi. Son art respire l'harmonie et la délicatesse la plus discrète et la plus raffinée. Au cours d'un entretien avec l'artiste, j'ai recueilli des confidences sur sa formation artistique et sur la mise au point progressive de sa technique. Je me contente ici de transcrire les propos du graveur et de résumer son itinéraire original vers une vision singulière.


Il est important de souligner d'abord que Jean Michel Mathieux-Marie n'est pas un peintre devenu graveur, car il est architecte, issu de l'École Nationale des Beaux-Arts et diplômé en 1972. Déjà, au lycée, il réalisait des dessins à la plume très aboutis et durant ses études d'architecture, il se faisait remarquer par la virtuosité de ses dessins ombrés. De 1972 àl974, il apprit la pointe sèche dans l'atelier de Jean Delpech. Aussitôt, il prit le contre-pied de la tradition des épreuves "saucées", se démarqua de l'effet facile du croquis spontané et refusa catégoriquement que le tirage s'écarte de l'image exacte tracée sur la plaque. L'acte de graver lui convenait par sa précision, l'infidélité du tirage ne lui convenait pas. Pour surmonter cette contradiction, il lui fallut six ans d'apprentissage en autodidacte afin de parvenir à perfectionner sa technique d'impression. Mathieux-Marie a beaucoup évolué, mais il n'a jamais changé de cap : éviter à tout prix l'effet des barbes baveuses, tirer "nature", sans tricherie, sans sauce. Son obstination a triomphé, il a réussi à imprimer fidèlement sur papier l'image du

dessin gravé sur le métal.

Au début, il gravait sur cuivre. Mais comme la complexe et longue élaboration de sa gravure nécessitait de nombreux états et tirages d'essai, il voyait sa planche s'user avant l'édition. Il décida donc de

graver sur acier ; du coup, il pouvait s'accorder libéralement autant d'états et d'essais qu'il souhaitait, sans limitation. De plus, il pouvait envisager des tirages importants, allant jusqu'à 100 exemplaires environ, sans avoir à subir l'aciérage qui altère plus ou moins la qualité première de la gravure. La pointe d'acier ne suffisant plus, l'artiste se mit à graver avec un matériau extrêmement résistant, des mines de tungstène qu'il arrive à aiguiser très finement sur une tablette d'acier recouverte de poudre de diamant. Ce qui lui importe, c'est de disposer d'une pointe très dure et très fine, pour pouvoir tenir l'outil penché comme un crayon. Car il veut graver légèrement avec les gestes du dessinateur, ne pas soulever des barbes gênantes et pouvoir incliner la pointe sous un angle inférieur à 30" par rapport à sa plaque d'acier.


Les esquisses préparatoires de Mathieux-Marie restent à la phase d'ébauches à la mine de plomb, ou mieux, au stylo-bille. « Je trouve bien plus de plaisir et d'intérêt à dessiner sur métal que sur papier. J'estime que la création propre du graveur se réalise dans l'acte même de graver et non dans la reproduction de dessins

achevés ». On ne saurait mieux définir la gravure originale. La rigueur du métier n'empêche pas la liberté d'invention. En général, notre graveur prend une plaque plus grande que le motif prévu, afin de bénéficier d'une marge d'expansion et de pouvoir transformer son idée de départ, soit partiellement, soit totalement. La gravure progresse alors par maints états successifs ; l'artiste prélève plusieurs tirages de chaque état sur divers papiers et

corrige au fur et à mesure des épreuves à la mine de plomb ou avec des rehauts de blanc.


On n'insistera jamais assez sur l'attrait des états d'une même gravure, présentés dans une exposition. La valeur didactique et esthétique de ces épreuves de travail permet d'initier le public à la genèse de l'œuvre, de l'associer au dialogue intime qui se noue entre la sensibilité du créateur et les résultats provisoires. Se trouvent ainsi mises en jeu la fraîcheur de l'émotion originelle, les contraintes et surprises techniques de l'exécution, la logique formelle de l'œuvre naissante et la vision définitive affirmée comme un bilan.


Pourquoi de si nombreux états ? Mathieux-Marie ambitionne de toujours mieux approfondir les luminosités. C'est bien là que réside son originalité.


La plupart des pointe-séchistes travaillent par accents pour enrichir les noirs. Lui part à la conquête d'un espace translucide ! Il en arrive aujourd'hui à tisser cinq ou six trames, voire huit, qui recouvrent intégralement la planche de lignes extrêmement fines et serrées, orientées dans plusieurs directions. Par ces caresses répétées, le graveur approche et cerne en dégradé les zones et les lisières de clarté. On pourrait craindre que chaque nouvelle trame assombrisse l'ensemble, mais en fait, elle tend à écraser ou ensevelir les précédentes et provoque plutôt un éclaircissement. L'ordre de passage et la direction des trames sont essentiels pour orchestrer et orienter secrètement la coulée de lumière, le chatoiement soyeux et féerique de toute la composition. Le relief des choses, la lecture des formes, la densité relative des matières et leur texture sous les reflets, tout dépend de ce métier magique et minutieux. Pour obtenir des arêtes claires ou des filets blancs, il suffit de repolir le métal avec un fin brunissoir, comme dans le procédé de la manière noire.


Il est donc évident que Mathieux-Marie a changé la nature et la substance même de la pointe sèche. Cette finesse extrême de la trame tissée à la pointe défie notre acuité visuelle et nous incite presque à vouloir effleurer cette matière mystérieuse qui nous fascine et se dérobe en même temps à nos yeux. Le graveur chemine vers une limite impossible et veut saisir pour lui, pour nous, l'impondérable et l'invisible.


Écoutons le praticien parler de sa nouvelle aventure. Une fois bien contrôlé le problème primordial de l'impression, le graveur tente des tailles encore plus fines, ce qui exige obligatoirement une adaptation et de nouveaux perfectionnements dans le processus du tirage. On en revient, d'une autre façon, à la question spécifique posée par Whistler et Auguste Delâtre : seul l'auteur est capable d'imprimer sa pointe sèche, sinon il doit la confier à un imprimeur aussi artiste que lui... La grande affaire, au moment d'imprimer, est d'éviter la déperdition ou la trahison du moindre détail, de la moindre éraflure. Une interaction permanente se développe

entre la maîtrise de l'impression, qui fait partie de la création, et la manière de graver. L'artiste est proche du musicien, du compositeur qui prolonge son invention en l'interprétant, comme soliste ou chef d'orchestre.


La gageure est d'atteindre les fondus les plus nuancés, de moduler au maximum et sans mollesse les charmes du sfumato, tout en ménageant des vibrations limpides entre les tailles serrées. Il faut que l'encre soit fluide et que l'essuyage soit très soigneusement dosé. Enfin, le choix du papier est déterminant pour maintenir et parfaire la qualité de l'œuvre. Mathieux-Marie consacre des dizaines d'essais à tester la réaction des papiers

très minces, sur Chine appliqué, sur Japon, sur Ingres teinté. L'atmosphère poétique d'une gravure peut changer avec la couleur de l'encre et le ton du papier. Un support d'un ocre doré renforce l'éclat des luminosités. L'encre aussi peut varier, soit bleutée, soit sanguine, soit sépia, suivant le sujet. Tel coin de quai planté d'arbres, au bord de la Seine, illuminé brusquement d'un soleil oblique, peut prendre des rousseurs automnales ou vespérales,

au au contraire, les mêmes feuillages peuvent retenir la brume argentée d'un froid matin d'hiver. Cette poursuite inlassable de la lumière entraîne souvent Mathieux-Marie à tirer quelques épreuves sur papier gris-bleu et à les rehausser de traits de plume à l'encre blanche. Ainsi, au cours des états, il fouille l'espace vertigineux de ses paysages fantastiques, il affine les valeurs et les transitions, et il pousse dans ses derniers retranchements la

hiérarchie définitive des accents et des luminosités.


Depuis cinq ans, Mathieux-Marie a franchi une étape importante dans son évolution. Grâce à ses découvertes techniques récentes et à ses dons d'improvisation, il atteint désormais une liberté supérieure. Il peut se permettre de déployer sa maîtrise de l'écriture suivant deux grands axes parallèles. La première voie, qu'il a choisi il y a vingt-cinq ans, c'est l'ascèse d'une extrême minutie à laquelle il reste fidèle dans ses paysages contemplatifs ou dans ses fantasmes crépusculaires. L'autre voie, d'égale fécondité, était restée cachée depuis sa jeunesse et inspire ses gravures à partir de 2003 : croquis sur nature ou d'imagination, libres, légers, rapides comme l'éclair. Dans ces deux domaines - la patience et la spontanéité - l'acuité du regard, l'habileté de la main,

la précision de la pointe sont les mêmes.


Lorsqu'on l'interroge sur ses outils, ses encres, ses papiers, Mathieux-Marie est intarissable. Le récit passionné de ses expériences se déroule comme une véritable litanie de trouvailles : les fraises, les abrasifs, les diverses pierres, tout est bon qui puisse servir à rayer la plaque autrement. Mais la révolution la plus spectaculaire, c'est l'utilisation nouvelle du plexiglas. Ce support présente le double avantage de la légèreté et de la transparence.

Il favorise la vivacité du trait et stimule la virtuosité graphique. Le graveur n'hésite pas à emporter une trentaine de plaques dans ses promenades et il peut ainsi graver sur le motif en quelques instants un rocher ou un nuage. En outre, la transparence facilite plusieurs manipulations de l'image : soit la reprise directe d'un dessin sur papier ; soit la copie gravée au dos du sujet esquissé à l'endroit, afin de l'inverser et de l'imprimer de nouveau à l'endroit.

Cette pratique abolit de plus en plus la frontière entre le dessin et la gravure, car l'artiste passe sans cesse d'un outil à un autre, d'un papier à une plaque, et réciproquement. Une perpétuelle créativité transforme la composition, le croquis initial s'affirme, s'étoffe et se propage sur la feuille, sur le plexiglas ou sur l'acier, puis s'ajoutent les effets d'encrage et les interventions sur les épreuves.


Sans le plexiglas, Mathieux-Marie n'aurait sans doute pas entrepris les deux ensembles de planches inspirées de ses dessins de jeunesse, la suite consacrée au football, La Finale et la série des têtes grotesques, intitulée Tronches. L'œuvre gravé se trouve enrichi de variations sur les mouvements et contorsions du corps humain, et aussi d'une truculente collection de fantaisies caricaturales. Le plexiglas libère sa verve. L'artiste se plaît à des combinaisons ludiques, à des personnages dédoublés. Il invente des symétries de silhouettes dansantes, des rondes de footballeurs qui s'envoleraient volontiers pour décorer des coupoles vénitiennes ! Le graveur semble s'ébrouer, s'échapper de son univers intemporel et faire un clin d'œil au caprice de l'instant. Il ose dévoiler l'origine de L'Escouade et intègre sous le japon transparent le croquis jeté en quelques secondes sur un bout de journal daté du « 28 février 2004 ». Comme fine fleur du métissage réussi dessin-gravure, je citerai aussi ce délicat Narcisse, un bel athlète musclé imprimé en noir, confronté à son esquisse sous-jacente exécutée à la sanguine.


Mathieux-Marie se souvient des friches de son enfance, des plages normandes, des reflets mouvants dans les flaques d'eau dormante. Déjà, sa sensibilité le prédisposait à réserver, plus tard, une place majeure dans son œuvre aux marines et aux paysages. Puis, dès 1965, sa première vocation l'oriente vers le métier d'architecte ; cette expérience laissera dans son art une empreinte si profonde qu'elle le hante encore aujourd'hui. Si l'on voulait situer les créations graphiques de Mathieux-Marie par rapport aux autres arts, on constaterait qu'il entretient moins d'affinités avec la peinture qu'avec l'architecture et la musique. Son émotion, sa vision s'appuient sur la solidité de l'une et se coulent dans la fluidité de l'autre. La magie musicale de ses compositions est peut-être plus discrète et la référence architecturale plus manifeste, parce que plus visible. Il ne se lasse pas d'éclairer les volumes et les arêtes des belles structures. Pas seulement la Rome antique ou les monuments de Paris, mais aussi des édifices et des ornements imaginaires. Au-delà de l'architecture pure, il laisse entrevoir des analogies formelles entre les falaises de Port-en-Bessin, sculptées

par l'érosion et les colossales ruines romaines rongées par les siècles. Par son talent de sublimation onirique, Mathieux-Marie développe ce thème avec une admirable résonance poétique. N'oublions pas qu'il porte depuis 1995 un grand projet, Urbs, un cycle encore inachevé de grandes planches de perspective et d'architecture fantastique. L'ouvrage est conçu comme un plaidoyer en faveur de l'illusion et de la liberté créatrice.


En abordant l'illustration de L'Etranger de Baudelaire, Mathieux-Marie célèbre un thème central de son oeuvre, le nuage. En effet, le nuage est à la fois une architecture et un mouvement. Il satisfait en même temps la vérité de l’observation et le glissement vers l'imaginaire. À la suite du poète, l'artiste élargit notre regard au-dessus de l’horizon et nous convie à contempler le ciel changeant. L'espace illimité offert à nos yeux est aussi vaste et propice aux rêveries que le rectangle d'acier entre les mains du graveur. Ce miroir vierge et poli accueille les reflets de la nature et attend le devenir de l'image tracée par la pointe. Avec l'artiste qui cherche à nous nous abandonnons à la dérive irrésistible des nuages. A l'imitation des formes vaporeuses et mobiles qui se gonflent et s'éparpillent dans l'immensité, les épreuves d'états et d'essais de Mathieux-Marie se succèdent en variations gravées sur la plaque et en retouches multiples sur le papier. Tel un magicien, le graveur-dessinateur convoque tour à tour l’ombre et la lumière, il soulève le vent, il anime et module les métamorphoses atmosphériques et nous fait aimer les nuages, lointains, splendides, « les merveilleux nuages ».


Dans l'art de Mathieux-Marie se croisent et se renforcent l'humilité du praticien et la grandeur du Visionnaire. Avec un admirable acharnement, il se dévoue tout entier à son métier et met tout son savoir au service de son inspiration. En parodiant la formule de Picasso relative à la peinture, Mathieux-Marie pourrait avouer : “la pointe sèche fait de moi ce qu'elle veut !” Je pense à un autre pastelliste et graveur français, Robert Nanteuil,

également habité par la patience et la passion du beau travail conduit jusqu'à la perfection. Mathieux-Marie, de son côté, conjugue aussi l'ascèse et la délectation. Par la sincérité authentique de sa démarche, il porte la pointe sèche jusqu'à une sorte d'épanouissement inconnu. Et même, pourquoi ne pas oser le dire, jusqu'au classicisme.


Passant et repassant sur le miroir d'acier, la caresse amoureuse de la pointe tisse l'étoffe précieuse des songes ; elle fait frissonner dans les plis de la soie les douces clartés approfondies du paysage émerveillé.


Paris, juin 2008


Claude BOURET


Conservateur en chef honoraire

au département des estampes et de la photographie

de la Bibliothèque nationale de France

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Jean-Michel Mathieux-Marie naît à Paris en 1947.


La nature a constitué pour le regard de Jean-Michel Mathieux-Marie un sujet de prédilection. Il passe son enfance dans une grande maison ancienne côtoyant une ferme et pourvu un vaste jardin où il peut à loisir scruter la vie infinitésimale qui s’y tapit.  Il aimera aussi contempler le balai des nuages ou des mares que délivre la mer quand elle se retire lors des vacances au bord de la mer en Normandie dont les bocages le marqueront durablement. En 1958, il entre au lycée Condorcet à Paris où il effectue toute sa scolarité ; il découvre en classe de sixième le dessin à la plume que lui enseigne son professeur de dessin, Monsieur Papadacci. En 1965, il entre à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, section Architecture. Il est diplômé en 1972. C’est cependant en 1977 qu’il est initié à l’art de la gravure à l’atelier Jean Delpech aux cours du soir de la ville de Paris à Montparnasse. L’année suivante il reçoit le deuxième prix de dessin d’art des Cours du soir de la ville de Paris. Décide alors de se consacrer à la gravure à la pointe-sèche. En 1978, il remporte le deuxième prix général de dessin d’art des cours du soir de la ville de Paris et en 1979 il obtient sa première exposition à la Galerie Bernier1. Comme ses camarades Doaré, Lodeho et Trignac, il est lui aussi pensionnaire à la Casa Velazquez de Madrid en 1983 où il réalise l’essentiel des gravures pour l’ouvrage de bibliophilie Canéphore de cauchemar, textes de Federico Garcia Lorca. L’année suivante il remporte le Prix Paul-Louis Weiller de l’Académie des Beaux-Arts ainsi que le Prix de la Ville de Bayeux; il expose à la libraire Kiefer à Paris et illustre somptueusement la nouvelle La Route de Julien Gracq2. En 1986 a lieu la seconde exposition de l’artiste à la Galerie Bernier ainsi qu’une autre personnelle à la Fondation Taylor. En 1989 c’est l’Académie des Beaux-Arts de Madrid qui lui organise une exposition ainsi que la Galerie Michèle Broutta. Deux autres expositions ont lieu l’année suivante, l’une à Bruxelles (Galerie L’Angle Aigu), l’autre à Nantes (Galerie Vermeer). Suivent en 1991 l’exposition à la Galerie Actuaryus (Strasbourg) et à la Galerie Étienne de Causans (Paris). En 1992 Galerie Michèle Broutta organise sur ses murs la seconde exposition de l’artiste. Suit une exposition à l’Hôtel de Ville de Port en Bessin (Calvados).

L’année suivante c’est la Galerie Bréheret de St. Germain-des-Prés qui l’expose ainsi que le Musée Baron Gérard, de Bayeux dans le Calvados. En 1994 il remporte le grand prix du salon des artistes français et les expositions s’enchaînent.3 C’est à cette époque qu’il entame la série U.R.B.S. un cycle encore inachevé de grandes planches de perspectives d’architectures fantastiques. L’artiste effectue de brefs voyages à Venise en 1996 et 1998 et grave de ce cadre architectural fantasmagorique sept vedute à la pointe sèche, qu’il exécute parfois sur le motif grâce à l’emploi du plexiglas. En 2001, il vient pour la première fois à Rome afin d’y admirer l’art pictural de la Renaissance italienne. Il fut en fait bien plus captivé par les vestiges de l’architecture romaine antique. Il en sortira une abondante série de dessins et pointes sèches en pensant sans doute à Piranèse. Il remporte aussi en 2005 le Prix Kiyoshi Hasegawa, en 2007 le Grand prix Léon-Georges Baudry de la Fondation Taylor, et en 2008 le Prix Michel Ciry. Il a participé à de nombreux salons de gravures en France comme à l’étranger.

Ses gravures et ses livres illustrés se trouvent dans les collections publiques de la Bibliothèque nationale de France, la Bibliothèque nationale d’Espagne, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris; Académie des Beaux-Arts de Madrid; Musée Baron Gérard et Bibliothèque municipale de Bayeux ainsi qu’au Musée de San Francisco, USA. Il est membre de la Société des peintres graveurs français et de l’association Pointe et burin.



1 Rendons hommage une fois de plus à Jeannine Marvaux et Françoise qui animèrent avec passion cette galerie située au coeur de St Germain-des-Prés et qui furent les premières à défendre pratiquement l’ensemble des artistes concernés par cette exposition.

2 JULIEN GRACQ - J.M MATHIEUX- MARIE LA ROUTE, 1984-  Les Bibliophiles de France, 1984

Volume in-8°(180 x 227), en feuilles, sur Vergé gris, sous couverture de canson gris le titre gaufré, emboîtage toilé gris 8 pointes sèches à double page, le texte imprimé dans l’image. Edition à 180.

3 1994 Galerie Horizon - Paris; 1997, Librairie Kieffer - Paris; 2000 Galerie Art du Temps - Paris; 2001 Galerie Goulet, Paris; 2007 Galerie Fine Art, Nantes; 2008 Librairie Lettres et Images - Paris; 2008 Fondation Taylor-Paris

 

Jean-Michel Mathieux-Marie naît à Paris en 1947. Voici les oeuvres présentées au Panorama Museum puis une sélection de pointes sèches et dessins récents.

voir des gravures de

Erik Desmazières

voir des gravures de

Yves Doaré

voir des oeuvres de

François Lunven

voir des gravures de

Jacques Le Maréchal

voir des gravures de

Georges Rubel

voir des oeuvres de

José Hernández

voir des oeuvres de

Philippe Mohlitz

voir des oeuvres de

Mordecai Moreh

voir des gravures de

François Houtin

voir des gravures de

Jean-Michel Mathieux-Marie

voir des oeuvres de

Gérard Trignac

voir des gravures de

Didier Mazuru